Les Traditions Camarguaises

Lunel, terre de traditions

 

 

Mais comment évoquer Lunel sans parler de ses traditions camarguaises ? Des traditions fortes qui participent à l'identité de Lunel et qui rythment la vie des Lunellois avec des rendez-vous comme La Pescalune, la Temporada ou encore la Semaine Pédagogique des Traditions Camarguaises.

La Pescalune

La Pescalune : une fête à vivre !

 

 

La Pescalune (fête de Lunel) se codifie, s’organisant autour de rites et de rendez-vous incontournables axés sur le taureau. On dit "fête" et pas "féria", car c’est une fête proche de la tradition.


De Languedoc et de Provence, La Pescalune est la plus importante des fêtes populaires camarguaises et, depuis peu, entend s’inscrire encore plus fortement dans la défense des traditions et de la bouvine. Les journées à l’ancienne, les roussataïos (défilé de juments et de poulains), la création d’un grand trophée taurin (le Trophée du Muscat), et les bodegas vont dans ce sens.

 

La Fête de Lunel demeure un moment important et incontournable de la vie de la cité. Depuis des décennies, l'identité, les traditions et la culture camarguaises sont mis à l'honneur en juillet à Lunel. Aujourd'hui, ce patrimoine se pérennise et se transmet aux nouvelles générations et aux nouveaux Lunellois. Le défilé d'ouverture avec les Arlésiennes, les bandidos et abrivados, le lâcher des 100 taureaux, les déjeuners aux prés, la bénédiction, la roussataïo et le lâcher des 100 chevaux, les courses, la Journée à l'Ancienne, la Journée des Péquelets et celle consacrée au Terroir sont autant de rendez-vous qui mettent à l'honneur la ferveur d'une population pour sa culture et son identité.

La Temporada

La Temporada : une compétition riche en émotions et sensations

 

 

Avec l’arrivée du printemps, c’est le début de la saison taurine qui s’annonce et réveille la passion des courses qui l’accompagne depuis plus d’un siècle et demi. La course camarguaise est une véritable institution à Lunel. Elle est riche d’une histoire, d’une identité et d’une culture qui sont très présentes dans les cœurs. L’amour des taureaux et l’admiration pour les hommes en blanc nourrissent cette passion et donnent vie aux arènes Francis San Juan.

 

Lunel est devenue une grande place de course camarguaise, particulièrement depuis la construction en 1861 des arènes en dur, les plus vieilles avec celles de Beaucaire, à l’exception bien sûr des arènes romaines de Nîmes et Arles. On dit qu’elle est la Reine de la course libre.

La Semaine Pédagogique

Une semaine pour sensibiliser la jeunesse aux traditions

 

 

Organisée chaque année par la Ville de Lunel et ses partenaires, la Semaine Pédagogique des Traditions Camarguaises a pour objectif de sensibiliser les enfants et les nouveaux Lunellois aux traditions camarguaises. Ainsi, 2 rendez-vous sont proposés dans l'année dans le cadre de la Semaine : en septembre, pendant une semaine, les scolaires et le public (lors du vernissage) découvrent au travers de stands, d'ateliers et au contact avec des passionnés présents les différents métiers liés à la Bouvine, mais aussi tout l'art de la course camarguaise, les secrets de beauté des Arlésiennes, la faune et la flore de notre belle Camargue...


Plus tard, en mai, tous les élèves de CM2 de la Ville sont conviés à un programme riche avec la visite et la découverte d'une manade (observation de la faune et de la flaure avec fiches didactiques), la découverte d'une course camarguaise et la création de fresques autour des traditions et de la langue provençale.

 

 

Cette manifestation concerne chaque année plus de 500 enfants !

Les Arènes Francis San Juan

Lunel, Reine de la Course Libre

 

 

Lunel est reconnue comme Reine de la Course Libre. Une réputation qui n'est pas usurpée car dans le monde camarguais, les arènes de Lunel, qui portent le nom du raseteur pescalune Francis San Juan, sont connues comme difficiles. On dit même chez les raseteurs que lorsqu'on court à Lunel, c'est comme si on "passait le bac" ! Autant dire que les Arènes sont chères aux coeur des Lunellois : les Arènes demeurent aujourd'hui un lieu de rencontres, de sport de haut niveau et de spectacles.

 

Les aficionados s’accordent à penser que la course camarguaise repose aujourd’hui essentiellement sur quatre temples : Lunel et le Grau-du-Roi pour le Languedoc, Châteaurenard et Beaucaire pour la Provence. Les arènes Francis San Juan sont réputées les plus dures : c’est ici qu’un taureau prometteur passe son épreuve de vérité.

 

La forme ovale de la piste, la hauteur et la dureté des planches, l’exigence du public, la présence des travettes, et le souvenir des grands cocardiers qui font la légende de Lunel, pèsent encore sur les épaules des hommes et sur le moral des taureaux, quand ils doivent affronter la piste pescalune. Les générations d’afeciounas se mélangent à l’ombre des platanes séculaires et continuent de faire vibrer la "Fé di Biou" dans la cité lunelloise.

 

Aujourd’hui, les arènes avec le Trophée Pescalune et le Trophée du Muscat, placent la ville au coeur des traditions camarguaises (tous les deux comptant pour le célèbre et incontournable Trophée des As).


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